La qualité d’un bois de chauffage réside dans la combinaison de deux paramètres : les propriétés propres à l’essence choisie et son séchage.

L’importance du séchage

Quelle que soit l’essence de son bois de chauffage, une règle est à respecter : le taux d’humidité de celui-ci ne doit pas dépasser les 20%. Le temps de séchage nécessaire pour parvenir à ce taux optimal varie de 12 à 24 mois, en fonction de la densité et de la structure du bois propre à chaque essence, et à l’humidité contenue dans l’air sur le lieu de séchage.

Ces disparités au niveau des temps de séchage ont évidement une incidence sur le prix de vente : certaines essences nécessitent une très longue immobilisation, et impliquent, pour l’exploitant où le revendeur, de posséder de grandes surfaces où entreposer le bois.

Si l’on compare le rendement énergétique d’un bois sec (20% d’humidité) à celui d’un bois vert (40% d’humidité en moyenne), on constate une perdition d’énergie de près de 50% lors de la combustion. Autant dire que ce facteur là revêt une importance capitale.

A noter, pour ceux et celles qui peuvent se permettre d’immobiliser de grandes surfaces de terrain qu’il est souvent possible de négocier une ristourne chez les exploitants de bois de chauffage en commandant du bois vert, et en assumant soi-même ce temps de séchage.

Privilégier les essences dures

Les essences dures sont à privilégier pour de nombreuses raisons.

Tout d’abord, ces essences là garantissent de meilleurs rendements en termes de chaleur et de quantités de braise.

Les temps de combustion et la quantités de chaleur dégagée par unité de volume est évidemment à prendre en compte dans le calcul du coût global de ses besoins énergétiques : si une essence tendre est moins chère à l’achat et à volume égal qu’une essence dure, elle se consumera, en contrepartie, bien plus vite, et dégagera moins de chaleur.

Il faudra donc en acheter plus pour entretenir les mêmes températures à l’intérieur de son habitation

Les essences dures tirent de cette lenteur de combustion et de ce fort rendement plusieurs avantages d’ordre pratique et logistique : des bûches qui se consument lentement permettent de faire des économies de manutention et de nettoyage, en permettant une fréquence de réapprovisionnement de son foyer en bois beaucoup plus faible.

En parallèle, un bois dur nécessite des volumes à brûler moins importants qu’avec un bois tendre, ce qui induit un espace de stockage et une fréquence de livraison par son fournisseur moindres.

Il y a donc, en conséquence, une économie de réalisée sur les frais de livraison lorsqu’on fait le choix d’une essence dite de qualité.

L’inconvénient des essences dures, c’est avant tout leur prix.

Si un bois possède une telle propriété, c’est parce l’arbre dont il provient pousse lentement. Le renouvellement des parcelles d’exploitation est donc plus lent, les coûts de productions s’en trouvent nécessairement accrus et sont finalement répercutés sur le prix de vente.

Comme dit ci-dessus, les essences dures mettent également plus longtemps à sécher que les espèces tendres, ce qui amène des complications logistiques pour les exploitants de bois de chauffage, qui se trouvent dans l’obligation de dédier de plus grandes surfaces à ce séchage.

Pour résumer, si les essences de bois dures sont chères, elle n’induisent pas forcément un surcoût au niveau de ses dépenses énergiques, dans la mesure ou le rendement est bien plus important que pour les essences tendres, et qu’elles permettent de faire des économies sur les coûts d’ordres logistiques.

La qualité du bois et les contraintes d’approvisionnement

La principale difficulté rencontrée par ceux qui décident de se chauffer au bois réside dans l’approvisionnement en bûches.

Certaines régions étant particulièrement pauvres en forêts exploitables, les essences de bois n’étant pas accessibles de façon équitable sur l’ensemble des territoires, on est bien souvent contraint de se chauffer avec le bois qui pousse au plus près du lieux à chauffer, afin de ne pas perdre cet aspect « bon marché » en frais de transport et de livraison.

C’est pour cela que dans certaines rares dispositions, il sera malgré tout plus rentable de se chauffer avec un bois de moindre qualité, mais issu d’exploitations de proximité.

Les essences de bois à retenir ou éviter

Si de nombreux bois sont considérés comme étant peu à moyennement efficaces pour le chauffage, peu sont réellement déconseillés.

Malgré tout, il est judicieux d’éviter de brûler des résineux qui ont tendance à encrasser très rapidement les conduits d’évacuation de fumée, et impliquent des ramonages plus fréquents.

Pour le confort, il convient également de se renseigner avant d’acheter certaines essences peu répandues, comme, par exemple, l’acacia, qui peuvent dégager des odeurs fortes lors de la combustion, très désagréables pour l’odorat de certains.

Parmi les bois présents en France qui possèdent de très bonnes propriétés pour le chauffage, on retiendra surtout : le chêne (blanc ou vert), le charme, le frêne, l’olivier, l’aulne, le bouleau, le tilleul, le tremble et l’orme, qui possèdent tous à la fois un bon rendement, une production de braise importante et une combustion lente à très lente.


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